samedi 26 avril 2008

La semaine du 17 au 20 mars

Cette semaine commence par la St Patrick (Paddy’s day).



Dans le bureau d’à côté, Patrick, un Irlandais, se sent particulièrement concerné et pour cause c’est son « Conception day » !!
En sortant du travail, je rejoins Elisa une Allemande. Nous sommes un peu étonnés de voir les rues si calmes, mais n’oublions pas qu’on est lundi ; ceci explique peut-être cela !!
Toujours est-il que nous nous sommes là !! Vient ensuite le moment de commander la bière : jamais évident dans une ambiance survoltée !!



Deux techniques : soit commander une bière au hasard mais en amateur c’est pas trop mon truc, surtout que la plus part des bières en Australie ne sont pas fameuses ; soit essayer de comprendre et de se faire comprendre par le serveur qui parfois n’y connaît rien et au final opter pour la première méthode !! Mais ce jour là j’aperçois de la Kilkenny. Je me rappelle alors les discussions avec Mathieu (de Reims), qui l’avait gouttée lors de son séjour en Angleterre et qui me l’avait conseillée. Ce soir je tournerai donc à la Kilkenny pour toi Mathieu !!
L’Irlandais est chanteur ! Moi je ne connais que les deux premiers mots de l’hymne entendu avant le match du dernier tournoi des 6 Nations :
« Ireland, Ireland, … ». Mais figurez-vous que c’est assez si vous arrivez en y croyant très fort et les 2 bras en l’air, vous pourrez comme moi sympathiser avec des Irlandais !!


Autres points forts de la semaine :

La visite du propriétaire, Bobby un taïwanais, qui vient réparer la machine à laver. Il y avait apparemment un problème avec la pompe à eau, ou quelquechose comme ça. Il ne manque toutefois pas l’occasion de me prendre pour un abruti en me demandant si je suis sûr de savoir me servir de la machine. Il trouve aussi que la maison est un peu sale !! Come on Bobby !!

Les résultats temporaires du Master. Une petite appréhension tout de même. Petit rappel : je ne dois pas aller au rattrapage (juin), car cela signifierais pour moi un redoublement vue ma situation géographique. Tout va bien heureusement. J’ai perdu quelques places comme je m’y attendais mais ce n’est pas le plus important au fond. Maintenant, mis à part une grosse boulette sur mon stage, je devrais valider mon année.
La danse aborigène traditionnelle à laquelle j’ai pu assister un midi en marge d’un évènement dans le centre ville de Perth. C’était très intéressant mais difficile à décrire et je n’ai malheureusement pas de photos.

Au travail, je fais une compétition de distribution des œufs de Pâques avec Robert. A noter que les Australiens ont non seulement le lundi de Pâques mais aussi le vendredi. Pour ma part, je vais profiter de ce week-end de quatre jours pour visiter Albany et ses environs en compagnie de David PEARN-ROWE et sa femme Joan qui m’ont gentiment invité.

mardi 22 avril 2008

La semaine du 10 au 16 mars

Sumi nous a invité, Oto et moi, à sa remise des diplômes. Sa mère est spécialement venue du Kenya pour l’occasion. C’est une mama africaine plutôt sympa qui va rester 1 mois avec nous. Il y a aussi Moto, une japonnaise amie de Sumi qui rit tout le temps, et d’autres de ses amis.



La cérémonie est fastidieuse – costumes, grand discours, hymne national, et tout, et tout…



Le tout sans fausse note, sauf l’abruti qui est venu se mettre juste devant mon objectif au moment où Sumi recevait son diplôme.



La réception qui suit la cérémonie laisse parcontre franchement à désirer : pas d’alcool et juste quelques gâteaux secs.



Le vendredi qui suit, Sumi nous invitera tous dans un restaurant BYO,



c'est-à-dire où l’on ramène son propre alcool, plutôt sympa comme concept, non ?!?

Pendant ce temps, la vie suit un peu son cours…au boulot, je sens mes premiers résultats proches maintenant…et d’après Simon je suis déjà « well known ». Marc, un manip radio, lui aurait dit : « Ahhh vous êtes physicien, vous travaillez avec Antoine alors !! ».
Une fois par mois, le vendredi est décrété « Low activity day ». Conséquences, le Milligan est ouvert le jeudi, j’y retrouve Marc et quelques autres. Le lendemain, je respecte à la lettre la maxime en allant travailler que quelques heures.
Ayant quitté plus tôt, je m’arrête au magasin discount dont Oto m’avait parlé. C’est un magasin où l’on achète des produits dont la date (« A consommer de préférence avant le ») est dépassée. J’achète des Old el Paso version chinoise et un snickers qui tombe en miettes quand j’ouvre le déballe.
Tandis qu’à la maison c’est la machine à laver qui nous joue des tours : il y a un problème avec le système d’évacuation d’eau. On est trois dans la maison mais bien sur c’est sur moi que ça tombe !!
Le samedi après-midi, on pique une tête dans la piscine avec Oto



et le soir c’est direction Fremantle avec Amandine, Amy et Julie. L’ambiance est conviviale, notamment avec ce petit groupe qui joue au coin d’une rue ; ça aurait beaucoup plu à Mathieu (de Reims).



Le dimanche je retrouve ces 3 mêmes filles pour une ballade à Cottelsloe où nous ne sommes pas seuls : des martiens de bois ont envahi la plage.

lundi 14 avril 2008

Un dimanche a John Forrest National Park

Le Dimanche 9 mars restera probablement comme une des dates importantes de mon séjour. Il constitue mon premier contact avec la vie sauvage d'Australie.
Le contact est établi à quelques km de la sortie de la ville seulement, plus exactement dans le John Forrest National Park près de Midland. A l’entrée il est stipulé : « si personne n’est là, merci de laisser 10 $ dans l’enveloppe ». Pas suffisant pour les Français indisciplinés que nous sommes…

Flash info / Priorité au direct :
une dépêche viens de tomber à l'instant,je viens d’apprendre que je serais reçu aux concours d’entrée du Diplôme de Qualification en Physique Radiologique et Médicale (DQPRM) au rang de 24e. Ce qui serais plutôt honorable aux vues de ma prestation.
Fin du flash spécial

Nous –Julie la Bretonne, Amandine la Rémoise de l’ESC et moi –crapahutons dans le bush sous un soleil de plomb. La piste est rouge orangée me fait penser par endroit à de la terre battue. Julie ne manque pas l’occasion d’en ramasser en souvenir ; ce qui je crois est une tradition, mais peut-être bien interdit dans les parcs nationaux…alors chuuuutt !!



Lorsqu’ils n’ont pas été dévastés par l’incendie dont les certaines cendres sont encore fumantes, les paysages sont magnifiques.
Nous voilà arrivés à l’entrée du seul tunnel ferroviaire d'Australie Occidentale (bien que la ligne est disparue) qui n’apparaît pas comme très long.



Une fois à l’intérieur, l’obscurité la plus totale ralentit notre progression et le tunnel s'avère beaucoup plus long que prévu. Nous frappons constamment des mains pour effrayer les éventuels serpents. Une fois de l’autre côté, nous continuons tranquillement notre périple quand entre 2 buissons à environ 20 mètres je suis le premier à apercevoir un kangourou. Plus de doute je suis bel et bien en Australie !!
Nous recroiserons ces mêmes marsupiaux un peu plus tard aux abords du parking.



Enchantés de notre journée nous nous quittons après un pique-nique au bord d’un lac.


Petite anecdote : savez-vous d’où vient le terme « kangourou » ? Lorsque les premiers explorateurs européens sont arrivés en Australie, ils se sont demandés ce qu’était cet étrange animal. Ils ont alors posé la question aux aborigènes qui leur ont répondu « KAN GA ROO », ce qui signifie « je ne comprend pas » en langage aborigène !

dimanche 13 avril 2008

La semaine du 3 au 8 mars

Cette fois, je dois finir absolument mon plan d’étude que je dois envoyer à l’Université Paul Sabatier Toulouse III avant la fin de la semaine. Le problème c’est que je dois la faire en anglais. Je dois lire des rapports d’études, comprendre leurs spécificités et ensuite les résumer dans mon plan d’étude que j’écris également en anglais. Ecrire correctement ne serait-ce qu’un rapport de 8 pages n’est pas chose facile…et cela me donne un avant goût de l’ampleur de la tâche à accomplir pour le rapport final de 50 pages…Moi qui dans mes précédents rapports ne faisait même pas l’effort d’écrire un résumé en anglais de quelques lignes car non obligatoire, dans quelle galère m’étais-je embarqué…

La fin de la semaine justement, après avoir tant bien que mal rédigé mon plan d’étude, se termine au Milligan (pub de l’hôpital). Après avoir savouré quelques bières me voilà embarqué par 4 femmes, pas des plus discrètes, aussi contentes d’avoir trouvé un jeunot que moi quelquechose à faire pour le reste de la soirée. Nous voilà parti pour un pub puis un second…entre temps Oto m’a rejoins et ensemble nous buvons nos bières aux frais de ces princesses. C’est le dernier train – celui de 2h – qui nous ramènera à la maison.

Samedi soir je suis invité chez Anna que j’ai rencontré la veille au Milligan, un peu avant les cinglées !! Je ne me souviens pas de ce qu’elle fait exactement, juste qu’elle a habité 9 ans à Grenoble et que ça lui manque terriblement. Elle organise une petite réception avec quelques un de ces amis pour célébrer une promotion. Elle a déjà un bon coup dans le nez quand elle me demande d’ouvrir une bouteille de « Champagne » australien qu’elle vient juste de secouer comme une damnée. Le but recherché : faire le plus grand jet possible mais en fin connaisseur j’arrive à ouvrir sans en perdre une goutte. J’avoue que j’ai encore du mal à comprendre ; cela vient peut-être de la qualité de leur mousseux. La déception d’Anna sera vite compensée par les verres qu’elle va pouvoir boire…

dimanche 6 avril 2008

Dimanche 2 mars

Mon dimanche, l’un des deux seuls jours où je peux dormir un peu, a été perturbé par David PEARN-ROWE, l’ingénieur en chef du département. Il a eu la bonne idée de m’inviter à déjeuner avec sa femme à 8h du matin !! Difficile de refuser d’autant qu’il parle de m’emmener dans sa maison de vacances à Albany dans le sud de l’Australie à 500 km de Perth pour le week-end de Pâques.
Il passe donc me prendre devant la maison avec sa femme, direction un restaurant sur les bords de l’Océan Indien où attend un groupe d’amis. Me voila donc attablé au milieu d’un groupe de quinquas où je ne comprends que la moitié de ce qui se dit. Mais peu importe parce que voilà mon petit déjeuner qui arrive : mon premier « non continental breakfast !! ». Œufs, bacon, saucisses, et tout ce qui faut…
Apres ce « petit » déjeuner, David et Joan, m’emmènent faire un tour sur les hauteurs de Kings Park puis à Fremantle, où je n’étais jamais allé.



La ville de style néo colonial donne un peu moins l’impression d’être sortie de toutes pièces de terre. Après un tour au marché et le long du port, on déjeune dans l’une des très nombreuses brasseries de « Capuccino street ».



Notre balade dominicale se termine avec une glace sur la rive sud de Swan River où j’en profite pour prendre quelques clichés…




De retour chez moi, et après avoir mangé, je m’empresse de décrocher le téléphone pour raconter ma journée…mais malheureusement ma carte de téléphone est vide…
Je décide donc d’aller jusqu’au centre ville à 30 min en vélo…si tout va bien…mais c’était sans compter sur ma malchance…Me voila sur la piste cyclable mais dans le mauvais sens…au bout de 15 min ayant fait le tour du lac me voila revenu au point de départ !! Comprenant mon erreur, me voila parti dans l’autre sens. La piste cyclable longe la rivière jusque le centre ville en passant par des zones de végétations plus ou moins denses et surtout très peu éclairées…Me passe alors par la tête que je pourrais très bien me faire attaquer par une mygale, un crocodile ou je ne sais quoi d’autres…Je passe sous un arbre, ça y est je sens quelquechose qui me tombe dessus !! Qu’est-ce que c’est j’en sais rien…je me débat et j’accélère…
De retour sein et sauf à la maison – je suis passé par un autre chemin au retour – je peux enfin entrer en liaison avec un petit village à 17 000 km d’ici : la Placardelle où se trouve une bonne partie de la famille.

mardi 1 avril 2008

Vendredi 29 février

La mission du jour : envoyer mon téléphone français défectueux en France sur le compte de l’hôpital.

  1. trouver, aidé par Libby, le papier pour emballer les colis et surtout le faire discrètement…

  2. 2e étape : se procurer le formulaire pour l’envoi, aidé par Gina la secrétaire – celle qui adore la France. Elle me demande tout de même si c’est bien professionnel. « Oui oui bien sur…What else ?! »

  3. remplir dûment le formulaire sans trop en dire : le téléphone devient « Electronic device », c'est-à-dire un appareil électronique.

  4. déposer le tout dans la boite à courrier de l’hôpital…presque trop facile !!

Ensuite, je suis invité à assister à la mise en place d’une source radioactive dans le cadre du traitement d’un mélanome de l’œil. Le chirurgien incise la paupière, retourner l’œil et fixe la source radioactive sur la face arrière de l’œil à l’aide de fil. Elle sera retirée 5 jours plus tard. Il n’y a pas de photos – j’ai été pris de court – mais c’est tres impressionnant et le réveil doit être douloureux.

Il est environ midi à la fin de l’opération, mon supervisor décide de m’emmener dans un restaurant qu’il fréquentait lorsqu’il était étudiant. C’est l’un des moins chers de la ville probablement : à partir de 6 AUD (4 €) le midi, et le soir on peut emporter une barquette pour la modique somme de 2,50 AUD (1, 70 €). C’est un self indien où le plat unique est du riz servi avec de la sauce curry et je ne sais quoi d’autre. Autre point vous devez débarrasser vos couverts vous-même. Ca ne vaut pas le RU mais de temps en temps ça dépanne !!


Après une journée harassante, je rejoins le reste de l’équipe pour le départ de Mike qui vient de terminer ses 3 ans de doctorat. La réception commence dans le service, où Mike se voit remettre des cadeaux illustrant ses 3 ans passés là (ça me rappelle mes 20 ans !!). Elle se poursuit au pub de l’hôpital !! Ils me proposent de venir avec eux… « Et comment !! » Un pub réservé pour les membres de l’hôpital, c’est vraiment trop bon !! Et alors là, je sais pas si c’est toujours comme ça mais les gens du département enchaînent bière sur bière…Le résultat n’a pas besoin d’être décrit : il est international…


dimanche 30 mars 2008

Mercredi 27 février

Aujourd’hui je commence à 8h car c’est la réunion du département : tous les 15 jours, nous faisons un point sur l’avancé de nos travaux respectifs. Chacun notre tour nous devons dresser un petit bilan de nos 15 jours passés et un plan pour les 15 jours suivants. L’occasion aussi pour moi de travailler mon anglais. Aujourd’hui je suis plutôt content car je me rends compte que j’ai progressé un peu – en anglais, parce qu’autrement je n’ai toujours pas de résultats concordants – depuis le début de mon séjour.

Après le travail, je rejoins Philip, un Australien de 45/50 ans à qui j’avais demandé un renseignement du temps des backpackers et qui avait tout de suite reconnu mon accent. Il m’avait demandé de le recontacter pour des leçons de français.
Pour la première, il propose d’aller se baigner à Cottelsloe. Une fois sur la plage, il enlève le T-shirt, bien…le short, bien bien…le slip, « Beh vas-y t’as raison mets toi à l’aise… ». Peut-être m’avais-t-il prévenu mais au téléphone je ne comprends pas toujours tout, alors dans ce cas comme 90 % des étrangers, je dit « oui » enfin « yes » !!
Je le– dans l’eau rejoins, habillé, enfin maillot de bain vous m’aviez compris; c’est vrai que ça délasse après le travail… Ensuite c’est autour d’une bière – dans un bar nudiste, non j’déconne – que la leçon commence vraiment. Philip n’est pas mauvais du tout ; il m’explique qu’il va régulièrement en Europe, notamment en France. Il voudrait connaître un peu mieux la grammaire et la culture française. Pour moi, c’est aussi l’occasion d’échanger et d’apprendre de nouveaux mots en plus des 12 € (18 AUD) la leçon. Finalement, on reste dîner – fruits de mer pour moi – pour admirer le coucher de soleil…

mercredi 26 mars 2008

25 février 2008 : Fucking bad day

Cette nouvelle semaine attaque fort !! D’abord dans le bus, le chauffeur ne veut pas me donner mon ticket etudiant (0,90 $) sous pretexte que je ne suis pas etudiant dans une universite australienne. Il veut que je prenne un ticket normal a (2,20 $). Je lui tiens tete faisant mine de ne pas comprendre. Je suis etudiant, j’ai donc droit a un ticket etudiant. Il me dit qu’en cas de controle, j’aurais des problemes. Je lui reponds que j’ai deja ete controle et que tout c etait bien passe. Le ton monte, il menace d’arreter le bus. Je me resigne a ceder, je cherche quelques pieces dans mon porte-monnaie, quand miracle il se decide a me donner, exceptionnellement, mon ticket etudiant. Le lendemain matin, le scenario se repettera avec un chauffeur encore plus zelle qui ne lachera rien. Je decide donc de ne plus prendre le bus lorsqu’il est conduit par l’un de ces 2 chauffeurs. Je me rendrai donc a la station de train qui me depose devant l’hopital et ou les billeterries automatiques posent beaucoup moins de questions.

Mais l’avantage du bus, c’est qu’il passe tout pres de mon 1er backpacker, celui ou les petits dej sont gratuits...Vous avez devine la suite...

Ce meme matin je descends du bus pour prendre mon petit déjeuner (ce que je fais depuis le début de l’aventure !!). Je passe par la porte de derriere comme a l’habitude. Sauf qu’elle est fermee. La je me dis : « J’y vais, j’y vais pas ?!? ». J’y vais. Apres tout, a cause d’eux j’en ai eu pour 20 $ de taxi a l’aeroport. Une chose tout de meme : arriver de l’exterieur, bien sur soi, a 8h du matin dans un backpacker ou les gens sont plutot du genre leve tard et adeptes du short, ca attire l’attention...Que cela ne tienne, je fonce direction la cuisine, je salue les femmes de menages (toujours etre en bon termes avec le personnel en cas de comportement suspect). Je fais mes tartines de confitures - 12 tranches de pains de mie au total !! – et au moment de partir... « Excuse me... You aren’t from the backpacker !! » Bon je fais encore semblant de ne pas comprendre...
« C’est que j’etais la y a pas si longtemps et comme j’avais oublie quelquechose dans la cuisine, j’me disais que je pouvais me servir, quite a etre la. C’est pas comme ca que ca marche...La prochaine fois vous me faites payer ! Ahh ok desole. »
La bonne nouvelle du jour – y en faut bien une – c’est que j’ai enfin internet au bureau !!

mardi 18 mars 2008

Week end du 23 fevrier

Vendredi soir c’est enfin le week-end !! L’occasion de se retrouver avec Oto. Autour de quelques bières, on fait decouvrir à l’autre lsa musique de son PC. Oto attaque fort avec de la Polka et de la musique mongolienne, un seul homme (Oto y tient !!) produit differents sons proches de ceux d’un didgeridoo. Je replique à grands coups de classiques de la chanson francaise. L’avantage tourne en ma faveur lorsque je lui parle de la tecktonick !! On essaie de s’y mettre en se basant sur des videos téléchargées à la hate !!



Le lendemain matin c’est parti pour les courses. Premièrement arriver entier au supermarché, en sachant que c’est moi qui conduit...à gauche...beaucoup trop à gauche selon Oto !! Difficile d’activer les clignotants sans se tromper avec les essuis-glaces !! Et on a vite fait d’oublier de regarder dans les rétros !! Deuxièmement une fois arrive, acheter de quoi faire des tomates farcies à l’australienne : comprenez avec de la farce de Kangourou !! Resultat : un riz un peu trop fade et une farce un peu trop cuite, mais c’est plutot pas mal dans l’ensemble même si ça ne vaut pas la recette de maman !!

La suite du week-end m’emmène à Kings Park : un très grand parc surplombant la ville. Vue imprenable.





Enfin, le dimanche se conclut par un petit plouf dans l’Ocean Indien dans une eau a la couleur et a la temperature tres agreable.

jeudi 13 mars 2008

Mercredi 20 fevrier

Aujourd’hui le temps s’est un peu rafraîchi, il fait 18 °C le matin mais avec le vent c’est un peu juste !! Le programme du jour commence par finaliser mon visa. Oui car j’ai ma nomination du gouvernement australien mais j’ai pas fait toutes les démarches et donc je n’ai le droit de rester que 3 mois. Je suis reçu par Derek Smith, un mec vraiment super courtois, super sympa, qui me règle mon affaire en un rien de temps ; pas besoin de radio ou d’examen complémentaire, ni de traduction de ma convention comme je l’ai cru pendant un temps, rien…si 190 $ tout de même !!

A l’hopital, nous avons la visite de Grégor, un Bulgare qui a grandit en Republique Tchèque et qui est actuellement en poste au Canada, mais qui voudrait venir s’installer à Perth. Il a un accent phénoménal ce qui a au moins le mérite de me décomplexer un peu !! Il est très sympa mis à part qu’il squatte mon ordi !! De mon cote, je n’ai toujours pas d’accès à internet !! Cette fois c’en est trop !!

« What do you want ?! Me go back to my plane and go back France, it’s what you want ?! It isn’t a method is a provocation. »

Enfin je leur fais comprendre que je voudrais que ça évolue un peu. Et d’ailleurs ça marche : ils me font remplir des tas de questionnaires. Internet c’est pas pour tout de suite mais ils me donnent un badge qui me permet d’accéder à l’hopital 24/24. On sait jamais des fois que l’envie me prenne de travailler plus…
Toujours est-il que visa et badge en poche cette fois Dr Toinou is back !!



Déjà dans les backpackers, j’étais le sérieux de la bande : là ni pour les vacances, ni pour le WHV ; "non non j’fais de la recherche au RPH !!" J’étais donc celui à qui on présentait ses bobos, à qui on demandait l’avis au sujet de ci ou ça…

mercredi 12 mars 2008

Mon nouveau chez moi

Je choisis finalement la maison de Maylands ; en fait la dernière que j’ai visitée.
Elle n’est pas encore trop éloignée du centre pour la taille de la ville (à vue de nez, je dirais 1h30 à pied). La station de train est à 25 min à pied. Il y a un bus qui passe une (à deux) fois par heure (et encore pas toutes les heures) devant la maison et il ne roule pas très vite.




C’est une petite maison dans un espèce de lotissement dans lequel on partage une belle piscine et deux courts de tennis. Elle est sur deux étages : en bas le salon et la cuisine toute équipée. En haut, les 3 chambres, les WC et la salle de bain.






Ma chambre n’est pas très grande mais pour 100 $ par semaine il ne fallait pas s’attendre à des miracles. J’ai un beau grand bureau mais un petit lit ; j’aurais préféré l’inverse…3 ans que je dors dans des petits lits…Sur le bureau une vieille chaîne Hifi sur laquelle je ne peux même pas brancher la musique de mon ordinateur ! Fais chier !!

Je vous ai dit 3 chambres, car je partage la maison avec deux collocs :


Oto




Tchèque, 29 ans, étudiant et serveur le week-end
Aime : faire 50 longueurs de piscine par jour, jouer au Scrabble sur internet, commencer/finir ses phrases par « man »
N’aime pas : n’aime pas la TV australienne, l’armée, les soviétiques, faire la vaisselle


Sumi





Kényanne, 25 ans, récemment diplômée, travaille depuis peu
Aime : Myspace, manger des cookies devant son ordinateur, claquer les portes à 2h du matin, laisser la lumière du salon allumée, mettre le radiateur electrique alors qu’il fait 28 C, mettre la TV surper fort.
N’aime pas : Qu’on mange dans le plat, qu’on oublie de rincer le lavabo, qu’on utilise son produit vaisselle, ses couverts, son papier toilette, …


Parfois, il y a aussi des invités surprises…les mosquitos (et non pas les moustiquos comme je disais au debut !!). On est pas très loin de la Swan river donc si on oublie les moustiquaires on est vite infesté. Et des 3 collocs c’est moi qu’ils préfèrent.

lundi 3 mars 2008

La grosse galère pour trouver un logement

Pour le moment, je vis donc dans un backpacker et je commence tranquillement mon stage. La moitié du temps « je fais de la recherche » et l’autre moitié de je fais de la recherche d’appartement ! Un jour se passe, deux…le troisième mon supervisor arrive un peu après moi, et je sens tout de suite que ça va pas être la meilleure journée. Deux secondes après, il me dit : « Quand vas-tu trouver un logement et te mettre à travailler ?!? »
Bon là je sens que le temps presse et qu’il faut que je me dégrouille de trouver quelquechose.
Il faut savoir que je donne des cours de francais à une chinoise qui me propose d’aller à un repas pour la nouvelle année (celle du rat, comme pour ma naissance, c’est peut-être un signe). Le repas se trouve dans une église, qu’importe, elle me dit qu’elle va me mettre en contact avec des gens qui ont des logements à louer. Le repas se passe, je repars avec le ventre plein et quelques cartes de visite en poche. Malheureusement cela ne donnera rien de très concluant. J’y ai bien cru lorsqu’un couple m’a proposé 120 $ par semaine dans un quartier tout près de l’hôpital. Mais quand je vais visiter l'appartement, le prix a miraculeusement augmenté pour atteindre 150 $... trop cher.
Tout en continuant de chercher sur internet – que je consulte dans une société pour la défense des animaux et où les gens sont majoritairement végétariens – je fais le tour des restaurant asiatiques (encore eux !!). Les annonces de logement fleurissent sur leurs murs.



Après presque une semaine, j’ai finalement deux réponses positives, avec des avantages et des inconvénients dans les deux cas.

mardi 26 février 2008

La recherche d’un appart

Les deux jours suivants sont consacrés à la recherche d’un appartement.
Le temps est vraiment beau et chaud avec tout de même un peu de vent. Il faut savoir que le vent (the Fremantle Doctor) souffle quasiment toute l’année à Perth. On est mi février, le thermomètre flirte avec les 39 °C (plus de 100 °F), et cette fois c’est ma bouteille d’eau que j’oublie !!
Je profite de mon temps libre pour visiter les alentours du Central Business District (CBD, appelé aussi la City).







Ma ballade improvisée m'emmène jusqu'au pied de la Swan Bell Tower. Une tour de 82 m qui contient des cloches du XIVe siècle refondues au XVIe par la Reine Elizabeth I. Comme toutes cloches, elles sonnent à certains moments de la journée et ça en devient vite énervant !!



Tout ça me fait oublier que je n’aurais bientôt plus où dormir. Quand je m’en rends compte, je dois me dépêcher car je n’ai rien pour le soir même. Hors à cette époque, il y a beaucoup de monde à Perth. Beaucoup de backpackers sont complets.
Après plusieurs refus, je finis par en trouver un à l’ambiance beaucoup plus underground que le premier : pas de piscine, mais de la musique en tous genres toute la nuit.
Toujours aussi chargé je quitte l’ancien backpacker, où j’avais laissé mes sacs, pour le nouveau. Cela me vaut l’occasion de ma première prise de guerre et ma première vanne à des Australiens : une carte de Perth et un couple à qui je faisais croire que j’allais à l’aéroport à pied à environ 15 km.
Dans mon nouveau chez moi je ferais la rencontre de nouveaux…Français !!

dimanche 24 février 2008

Le premier jour

Comme le dit notre cher President : "L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt." Tout va bien pour moi de ce côté là puisque je me lève avec 8h d'avance sur vous.
Il est justement 8h lorsque je me réveille et à ma grande surprise, il pleut. Ca durera toute la journée, mais je ne le sais pas encore.
Pour le moment, c'est l'heure du petit dej, direction donc la cuisine.














C'est dans des conditions d'hygènes plus que douteuses, que chacun trempe son couteau un coup dans le beurre, un coup dans la vegemite (un truc salé degueux), un coup dans la confiture...puis lave, dans des éviers bien souvent bouchés, ces couverts et les essuie avec le même torchon qui moisit plus qu'il ne sèche. Cela ne m'empêche pas "le narreux" de très bien dejeuner.
Je pars en oubliant mon k-way direction le centre-ville à environ 10 minutes. Trempé, je commence par prendre des informations sur les transports en commun (qui me sont si chers !!). Je ne comprends pas grand-chose de ce qu’on me raconte, si ce n’est qu’il n’y a pas de plan de la ville et que ma carte d’étudiant international ne fonctionne pas pour m'abonner.
Je me dirige ensuite vers un magasin de mobile et là je me rends compte que mon téléphone n’est en fait pas débloqué contrairement à ce que j’avais pu comprendre en France. Je dois donc acheter un téléphone australien, lui aussi non débloqué pour la France (sinon ça serait trop simple…).
En suite c’est direction le Royal Perth Hospital (RPH). En chemin, j’achète un adaptateur pour les prises de courant, car si la tension est la même (220 V), la forme des prises ne l’est pas ! Et ça personne n’en parle !! Je dis au vendeur que je viens de France ; il a l’air tout fier de me répondre « Ja wohl ». Je me retiens de lui dire « Auf wiedersehen ».
Me voila arrivé au RPH, un très gros hôpital (avec même une piscine et une salle de gym pour le personnel).
















Je finis par trouver mon futur service. Je suis accueilli par mon maître de stage, le Dr WEE ; quelqu’un de vraiment très sympa qui cherche vraiment à me mettre à l’aise, allant jusqu’à dire que je parle bien anglais ! Il semble apprécier que je sois venu me présenter un peu plus tôt que prévu. Il décide de m’inviter à manger. Pas à la cantine, il n’y en a pas. Il faut sortir de l’hôpital et – un peu à la Urgences chez Dog Magoes – acheter son « repas » au fast-food du coin.